La régénération ou le pouvoir de (re)connexion à la nature

26 février 2021

Voilà quelques semaines maintenant que nous vous parlons de « Régénérations ». Le nom donné à notre collection d’une part, mais surtout une notion qui évoque bien plus pour Doran Sou. Alors, de quoi parle-t-on ? Sonia Babecoff nous raconte son lien très intime avec la régénération physique et mentale et comment celle-ci passe par une (re)connexion avec la nature.

Régénération de la planète. Régénération des modes de production et de consommation. Régénération de la valeur accordée à ces objets du quotidien très intimes. Régénération personnelle.
Doran Sou vous invite dans un voyage régénérateur, ancré dans l’amour de la nature et des cultures du monde.
Doran Sou, Régénérations.

Un lien très intime avec la nature

Vous le savez peut-être, lorsque nous prenons la plume, nous tentons de vous dévoiler un peu plus l’essence même de Doran Sou. Lorsque nous parlons de Régénération, il y a évidemment un lien très personnel avec Sonia. Elle nous raconte son histoire : « J’ai grandi et j’habite toujours à Genève. Ce n’est pas comme vivre pleinement dans la nature, mais heureusement, c’est une petite ville entourée d’une grande campagne, très accessible. Pour combler ce manque de pleine nature, j’ai un pied-à-terre à la montagne, un lieu où j’ai la chance de pouvoir me ressourcer à chaque occasion. »

Alors, d’où vient ce lien étroit avec la nature ? Pour Sonia cette connexion remonte à son enfance. Son grand-père était agriculteur, et chaque été, elle prenait plaisir à passer ses vacances dans la ferme familiale. Elle nous avoue que ses parents eux-mêmes se sont reconnectés à la nature en quittant Genève pour une maison proche de l’océan dans laquelle ils cultivent aujourd’hui fruits et légumes bio. C’est grâce à cet héritage familial que Sonia est si sensible à son environnement. Mais pas que…

« Pour des raisons professionnelles, des heures interminables, des voyages constants, je me suis déconnectée d’un quotidien naturel et ce, pendant de nombreuses années. Il fut un temps où je passais plus d’heures dans des aéroports et hôtels que chez moi. J’ai fini par faire un burn-out, j’ai dû alors me reconstruire. J’ai réalisé que je m’étais déconnectée de la nature depuis trop longtemps et je m’en trouvais totalement déséquilibrée. J’avais perdu mes repères. Ensemble avec mon acupunctrice, nous avons entamé un processus de guérison : la reconnexion à la nature était indispensable à mon rétablissement. Elle m’a profondément guérie, libérée et réconciliée. Alors, à mon tour d’en prendre soin non ? »

Une convalescence comme un déclic 

Au cœur de cette collection s’invite donc un cheminement très personnel, celui de Sonia bien-sûr, mais également un constat né de ses nombreux voyages. La bouffée d’air frais que l’on cherche en partant à la découverte d’un continent est plus que jamais menacée : les écosystèmes sont en crise. C’est également de ce constat que nait cette nécessité de reconnexion à la nature.

Sonia explique : « Quelques mois après mon burn-out, j’ai eu la chance de voyager en Indonésie. Quel choc de constater la nature et les plages infestées de déchets, de plastiques. Jamais je n’avais vu de tel désastre. C’est ici que tout a commencé : comment peut-on aimer la terre en la détruisant ? Ca a été le déclic. Ma régénération personnelle s’est faite par étape : se reconnecter, se retrouver, s’accepter (en partie, grâce à la nature). »

Aujourd’hui, Sonia a retenu de cette épreuve une discipline stricte mais nécessaire. « Je marche en moyenne 6km par jour, je m’évade dans la campagne genevoise. Même lorsqu’il pleut, lorsqu’il neige, lorsqu’il fait froid. Certains jours, oui, je sens mon corps fatigué, la balade se fait plus courte, je me concentre sur des étirements ou alors je ne fais rien. Je suis à l’écoute de mon corps.

Mes autres rituels sont nombreux : ma boisson du matin composée tout simplement d’eau chaude, gingembre, citron que mon fils s’amuse à appeler « les potions magiques de maman ». J’apprécie le thé blanc également. Dans cette même veine, j’ai aussi ressenti le besoin d’adopter une alimentation saine, équilibrée, je cuisine beaucoup avec des produits locaux et/ou bio. La méditation fait également partie de ma vie et récemment, j’ai découvert la marche afghane. Mon petit bonheur ? Les massages, c’est pour moi synonyme de régénération intense. Et puis bien-sûr les voyages, ils nous nourrissent sur le moment puis pendant des années, surtout lorsque la liberté nous manque comme en ce moment. Chacun peut trouver ce qui lui fait du bien, son propre chemin, il faut que cela se fasse naturellement. Sans se mettre de pression. »
Les prémices de la collection Régénération se dessinent. Et avec elles, un souhait d’éveiller les consciences.

La reconnexion possible pour tou.t.e.s

Alors, quelles sont les clés pour se reconnecter à soi et au monde qui nous entoure ? Sonia confesse : « J’aimerais que l’humain prenne mieux soin de lui, de cette manière il prendra mieux soin de ce qui est indispensable pour lui. Il faut donc partager, informer, donner envie… Il n’y a aura pas de réel éveil de la conscience si nous ne réalisons pas que nous sommes l’environnement. Le monde minéral, végétal et animal est en nous. » 

Alors oui, nous n’avons pas tous accès à la nature de la même façon, mais nous sommes néanmoins convaincus qu’elle doit être accessible à toute notre communauté. Se reconnecter avec la nature, même dans un parc, un square, c’est déjà quelque chose. Cultiver un petit jardin sur son balcon, c’est aussi une reconnexion à la nature. Marcher, respirer, ressentir c’est également se recentrer. « Il est tellement important sentir la terre sous ses pieds, le faire plusieurs fois par semaine, dès que possible, quitter le béton. Vous verrez, en vous reconnectant à la nature, vous vous reconnecterez à votre propre nature. »

Face à un sentiment de “dénaturation”, prenons le temps – sans se stresser – de se ressourcer. Inutile de passer tous les ingrédients présents dans nos placards au scan Yuka pour finir par en jeter les trois quarts : intégrons plutôt, petit à petit, de nouvelles habitudes alimentaires plus responsables.

Inutile de se culpabiliser à chaque utilisation de sa crème préférée malheureusement non-naturelle, ou à chaque achat de billet d’avion : se ressourcer, cela passe aussi par arrêter de se culpabiliser !

En changeant nos habitudes, nous stimulons des énergies nouvelles, celles dont nous avons besoin pour construire demain. Pourquoi ne pas trouver ce qui vous convient le mieux ? Une retraite spirituelle une fois par an, la pratique quotidienne du yoga ou du kundalini, une douche glacée le matin, une tisane de CBD pour s’apaiser… Ne vous pressez pas, vous êtes au bon endroit, les pensées positives sont à votre portée, le reste devrait suivre. 

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