“L’homme commence à se dévêtir lentement en avançant vers moi. Il me fixe du regard mais je ne distingue pas son visage. Mon attirance est maximale.”

Doran Sou invite les femmes à rêver plus fort et à affirmer leur plaisir. C’est dans cet esprit que Martina, jeune quadra et maman de deux enfants, nous a partagé l’un de ses rêves les plus intenses. Le genre de rêve qu’on aimerait faire toutes les nuits et que nous avons décidé de vous raconter ici.

Nous sommes en mars, le printemps est là mais depuis quelques jours la pluie couvre tous ses plaisirs. Une averse écrasante semble ne jamais s’arrêter. L’air est humide et l’ambiance est au cocooning maison. Tout le monde semble fuir l’extérieur et les gouttes d’eau, y compris les oiseaux. Installée dans mon salon, face à la baie vitrée qui donne sur ma terrasse, je remarque par sa seule présence un escargot. La forme de sa coque est parfaite, satinée par la pluie et imposante sur son long corps. Sa progression langoureuse me captive et je me prends au jeu d’imaginer ses caractéristiques chez un humain. Il ne pourrait s’agir que d’un homme, plutôt grand, et robuste pour porter une telle oeuvre sur son dos. Mais où peut-il aller ? Pendant plusieurs jours, ce personnage réapparait devant ma fenêtre, toujours à un endroit différent, comme s’il essayait de se réfugier avec nous dans la maison…Un après-midi, la pluie se mue en orage. J’entends depuis ma chambre le vent saisir les feuilles d’arbres. L’eau se déverse avec force et quelques éclairs donnent à la pièce un air mystérieux. Allongée sur mon lit pour une sieste, j’entends frapper à la porte. J’invite à entrer et découvre alors cet homme, inconsciemment dans mes pensées depuis quelques jours. Debout dans l’encadrement de la porte, son corps se dessine sous ses vêtements trempés par la pluie. Son buste est large et musclé, ses bras sont longs et enveloppants, ses cuisses semblent puissantes. Je suis en admiration, mon coeur bat de plus en fort et je sens mon pouls battre dans mes veines. L’homme commence à se dévêtir lentement en avançant vers moi. Il me fixe du regard mais je ne distingue pas son visage. Mon attirance est maximale. Je ne lui manifeste aucun désaccord et me laisse porter par mon impatience intérieure.

Il s’approche au plus près, à moitié nu et me chevauche sur le lit. Il se tient allongé au-dessus de moi en suspension sur ses bras comme pour mieux attiser mon corps. Il est tellement proche que je peux sentir le parfum rafraichissant de sa peau et ne peux résister à l’envie de le toucher. Mes mains commencent à se promener sur lui, à parcourir ses courbes, à s’arrêter dans le creux de son dos et repartir à la découverte de ses formes si excitantes. Quand il pose ses mains sur moi, je m’électrise sous leur douceur. Elles sont à l’opposé de sa stature et de sa force. Je les laisse envahir mon corps et m’explorer lentement. Je me sens à la merci de ses caresses. Tout mon être est maintenant suspendu à ses doigts. Je suis dans l’attente permanente de leur prochain mouvement et le moindre frôlement m’anime entièrement. Notre étreinte devient de plus en plus intense. Nos souffles s’accélèrent. Nos corps s’unissent, s’entremêlent dans les draps et je me sens faillir de plaisir.   Dans un grondement sombre, l’orage me fait revenir à moi. Je ne sais pas combien de temps ce rêve a duré mais je me sens heureuse et cherche à prolonger ce souvenir dans mes draps froissés.

Chez Doran Sou, nous savons que les rêves peuvent être aussi forts qu’évanescents. Il faut savoir les saisir sur le moment. Vivement cette nuit !